GLOSSAIRE PAPIER

 
 

 

Terminologie papetière

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Les types de fibres et de pâte à papier

 

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Traitement de surface du papier

Traitement de surface du papier

Les différents traitements du papier

 

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Les procédés d'impression

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Tout connaître sur les différents procédés d'impression

 

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Caractéristiques techniques du papier

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Les types de propriétés du papier

 

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Classification du papier

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Tous les types de papiers

 

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Terminologie papetière

 

Les fibres

 

Fibres vierges :

Fibres directement issues du traitement du bois (rondins ou copeaux).

Fibres recyclées :

Fibres issues du traitement de papiers usagés (= Fibres Cellulosiques de Récupération).

 

 

 

 

La pâte à papier

 

Pâte mécanique :

Pâte obtenue par séparation mécanique des fibres du bois.
 

Pâte thermomécanique (Thermo Mechanical Pulp) :

Cette pâte est obtenue après un traitement mécanique des copeaux de bois sous pression de vapeur et à température élevée.
 

Pâte chimique :

Dans ce cas, les éléments liant les fibres entre elles à l'intérieur des copeaux de bois, sont dissouts à l'aide de produits chimiques. Les principaux procédés de production de pâte chimique, sont le procédé Kraft et le procédé au Bisulfite ; ils diffèrent essentiellement par les produits chimiques utilisés.

 

Pâte désencrée :

Pâte obtenue par traitement des papiers issus de la collecte auprès des industriels de la chaîne graphique (imprimeurs, brocheurs, routeurs) et des ménages. Les papiers sont dispersés en présence d'eau et de produits chimiques, les éléments indésirables (agrafes, colle, ...) sont extraits, puis l'encre présente à la surface des fibres éliminée.

 

Blanchiment :

La pâte généralement obtenue par simple traitement du bois ou des fibres recyclées, à un indice de blancheur insuffisant pour la production du papier impression écriture. Il est en général nécessaire de procéder au blanchiment de la pâte par un traitement à l'aide de produits chimiques tels que des peroxydes.

 

 

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Traitement de surface du papier

 

Lissage

 

Le papier est pressé entre deux cylindres pour éliminer les aspérités de surface les plus importantes.

Cette opération se fait en extrémité de machine à papier.

 

Calandrage

 

La feuille de papier est pressée entre différents cylindres.

 

Cette opération qui a généralement lieu hors machine à papier, permet de lisser la surface du papier de façon plus poussée qu'un simple lissage.

 

Le calandrage permet d'améliorer le rendu d'impression. Lorsque le nombre de cylindres est élevé, on parle de « supercalandre », cet équipement est utilisé pour la production de papiers « supercalandrés » (SC).

Le calandrage permet également d'accroître la brillance du papier.

 

 

Couchage

 

Opération consistant à déposer à la surface du papier une solution de charges minérales (appelées pigments : kaolin, carbonates de calcium, ...) qui est ensuite séchée.

Le couchage permet d'uniformiser l'état de surface du papier et ainsi d'améliorer l'imprimabilité. La quantité de couche déposée varie selon les catégories de papiers, elle peut aller de quelques grammes par m2 et par face pour des papiers pigmentés, à plus de 25 gr par m2 et par face pour des papiers couchés classiques.

 

 

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Les procédés d'impression

Le procédé offset

 

Ce procédé d'impression exploite les propriétés physiques de certains matériaux dont la particularité est d'avoir une surface hydrophobe (repoussant l'eau) pour certains et hydrophile (attirant l'eau) pour d'autres.

La forme imprimante est constituée d'une plaque métallique préparée de telle sorte que le composé hydrophobe se trouve au niveau des zones à imprimer et le composé hydrophile au niveau des zones non imprimées.

Lors de l'impression, une émulsion d'encre et d'une solution appelée ''solution de mouillage'' (eau additionnée de composés chimiques) est déposée sur la plaque ; naturellement, l'encre se positionne sur les parties hydrophobes et la solution de mouillage sur les parties hydrophiles.

Les surfaces des plaques offset sont particulièrement sensibles à l'usure et présentent le risque d'être rapidement dégradées au contact direct du papier. L'encre est donc d'abord transférée sur un cylindre revêtu d'un blanchet (support synthétique plus ou moins compressible présentant une surface non abrasive).

L'encre est ensuite transférée du blanchet au papier.

L'impression offset peut se faire sur machine au format, alimentée en papier sous forme de feuilles, ou sur rotative, le papier se présentant alors en bobines.

Certaines rotatives offset sont équipées d'un sécheur propulsant de l'air chaud sur le papier. Pour permettre le séchage rapide des encres. Les rotatives sans sécheur sont exclusivement utilisées pour l'impression de papiers dont la surface est peu fermée, tels que les papiers journal standard ou améliorés.
 

Le procédé hélio

 

Ce procédé utilise une forme d'impression en creux. Sur un cylindre en acier cuivré et / ou chromé sont gravées des alvéoles dont la taille dépend du volume d'encre que l'on souhaite déposer sur le papier.

Les encres utilisées ont une faible viscosité qui facilite le transfert de l'encre contenue dans les alvéoles sur le papier.
 

Le procédé flexographique

 

En flexographie, la forme imprimante est une plaque de polymère souple, en relief. La zone imprimée correspond à la partie saillante de la plaque, on y dépose un film d'encre qui sera ensuite directement transféré par contact sur le papier.

L'impression flexographique est principalement utilisée pour l'impression d'emballages, rarement pour l'impression de publications, hormis en Italie et en Angleterre pour l'impression de certains journaux.

 

 

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Caractéristiques techniques du papier

 

Propriétés de structure

 

Grammage :

Masse d'un m2 de papier, le grammage s'exprime en g/m2.

 

Main :

C'est le volume d'un gramme de papier, la main se calcule en faisant le rapport entre l'épaisseur et le grammage du papier, elle s'exprime en cm3/gr. Par extension, la main caractérise la sensation de tenue du papier au toucher.

 

 

 

Propriétés optiques

 

Blancheur :

Indice permettant de comparer l'aspect visuel du papier à un blanc de référence. Un rayon lumineux d'une longueur d'onde donnée est envoyé sur le papier dans des conditions précisément définies, la blancheur est calculée à partir de l'analyse de la lumière réfléchie par le papier. Plusieurs méthodes de mesure de la blancheur existent (ISO, CIE, ...) ; les conditions de mesure étant différentes, les résultats obtenus ne sont pas identiques.

 

Opacité :

Evaluation de la transvision au travers d'une feuille de papier. L'opacité dépend des matières premières fibreuses utilisées, de la quantité et de la qualité des charges minérales contenues dans le papier ou déposées à sa surface, et bien sûr du grammage.

 

Brillance :

La brillance du papier est obtenue par un calandrage plus ou moins poussé de la feuille. Là encore, différentes méthodes de mesure existent : Hunter, Gardner, ...
 

Propriétés de surface

 

Etat de surface :

L'état de surface du papier peut être caractérisé par sa rugosité ou par son lissé. Plusieurs méthodes de mesure existent, elles utilisent l'écoulement d'air entre le papier et une bague posée sur sa surface pour caractériser l'état de surface. Le lissé Bekk est la mesure du temps mis par un volume d'air donné pour s'écouler, il s'exprime en secondes. Les rugosités Bendtsen et PPS exploitent quant à elles le débit d'air et s'expriment respectivement en ml/min et µm.
 

Propriétés mécaniques

 

Force de rupture par traction :

Il s'agit de la force à exercer pour rompre une éprouvette de papier de dimensions données. Pour une utilisation sur rotative du papier, la résistance à la traction sera principalement mesurée dans le sens de production du papier, dénommé sens marche (SM) par opposition au sens travers (ST).

 

Longueur de rupture : Longueur de papier au-delà de laquelle le papier rompt sous son propre poids, elle est calculée à partir de la force de rupture par traction et du grammage du papier.

 

 

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Classification du papier

Papier avec bois

 

Papier produit à partir d'un minimum de 40 % de pâte mécanique.

 

Papier avec traces de bois

 

Papier produit à partir d'un taux de pâte mécanique compris entre 5 et 40 %.

 

Papier sans bois

 

Papier produit à partir d'au moins 95 % de pâte chimique.

 

 

 

Papier journal

 

Papier ayant subi uniquement un lissage en fin de machine à papier. Les aspérités de surface les plus importantes sont ainsi éliminées. La teinte du papier journal a été normalisée par l'IFRA (organisme international de recherche pour la presse) et sa blancheur se situe entre 58 et 60 %.

 

Papier journal amélioré

 

Papier journal d'une blancheur comprise entre 60 % et 80 %.

Papier offset : Papier ayant reçu en surface une légère enduction d'amidon pour en améliorer l'imprimabilité. Les papiers offset ont un aspect mat.

 

Papier pigmenté

 

Une enduction de charges minérales de moins de 8 g/m2 par face est déposée à la surface des papiers pigmentés. Ce traitement permet de combler les aspérités de surface du papier et ainsi d'améliorer le rendu d'impression. La charge minérale est déposée en extrémité de machine à papier. Les papiers pigmentés ont un aspect mat, voire silk obtenu après un léger calandrage.

 

Papier MFC

 

En anglais « Machine Finished Coated », papier pigmenté dont la charge minérale a été déposée par un équipement directement implanté sur la machine à papier.

 

Papier FCO

 

En anglais « Film Coated Offset », papier couché selon une technologie permettant de déposer la charge minérale sous l'aspect d'un film.

 

Papier satiné, supercalandré (SC)

 

Papier dont l'état de surface a été lissé par un calandrage poussé : le supercalandrage. L'état de surface obtenu permet d'obtenir un bon rendu d'impression. Son aspect est toujours brillant.

 

Papier LWC

 

En anglais « Light Weight Coated », papier ayant reçu une enduction de charges minérales de 8 à 10 g/m2 par face, et d'un grammage inférieur de 35 à 70 g/m2. La grande majorité des papiers LWC a un aspect brillant ; des versions demi-mat et mat existent également.

 

Papier MWC

 

En anglais « Medium Weight Coated », papier couché d'un grammage de 75 g/m2 et plus.

 

Papier couché moderne

 

Papier ayant reçu en surface une couche de charges minérales comprise entre 10 et 25 g/mpar face. Ces papiers peuvent exister en version brillant, demi-mat et mat.

 

Papier couché classique

 

Papier sans bois, dont le poids de couche déposé en surface est supérieur à 25 g/m2 et par face.

 

 

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